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Le monument nationale à la Résistance

Installé au centre du plateau des Glières depuis 1973, le Monument national à la Résistance rend hommage aux maquisards des Glières et à la Résistance française. Œuvre monumentale, réalisée par le sculpteur Émile Gilioli, elle fait partie du paysage et rappelle à chaque visiteur l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui se sont battus pour la liberté.

Un monument pour rappeler l’histoire du maquis des Glières

À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les rescapés du maquis des Glières, organisés en association, commémorent chaque année la mémoire de leurs camarades au cimetière de Morette à coté de Thônes.

Sur le plateau des Glières, difficilement accessible en l’absence de route, aucun élément matériel ne rappelle alors le souvenir des événements de 1944. La construction d’une route à la fin des année 1960 va permettre de venir plus facilement se recueillir sur place. C’est alors que germe l’idée, parmi les anciens résistants, d’inscrire dans le paysage l’histoire du maquis des Glières.

Une œuvre aux nombreuses symboliques

En forme de V, ce monument offre la possibilité de nombreuses interprétations : le V de la Victoire, avec une partie brisée, représente la douleur et le sacrifice engendré par la guerre. La flèche amputée indique la direction de la nécropole de Morette, située entre Thônes et La Balme-de-Thuy, où reposent les morts, tandis que l’autre flèche est tendue vers le ciel en signe d’espoir.

On peut également y voir un oiseau, symbole de la liberté, qui vient se poser sur le plateau des Glières. André Malraux, lors de son discours de l’inauguration proclamait : « Et maintenant, le grand oiseau blanc de Gilioli a planté ses serres ici. Avec son aile d’espoir, son aile amputée de combat, et entre elles sont soleil levant. »

Les formes obliques de l’œuvre sont aussi un écho aux reliefs environnants, le disque pouvant représenter le soleil qui se lève entre les montagnes. Presque en lévitation, il symbolise également la fragilité de la liberté, toujours en équilibre instable, comme un rappel de la vigilance nécessaire pour maintenir la paix.

Émile Gilioli de son côté, laissa l’énigme planer sur son œuvre. Parlant du disque qui se stabilise sur la pente, il évoque « le mystère de la possibilité de l’impossible »

Soucieux des formes organiques dans l’art, il reste discret et rapproche tant que possible le monument de la nature : « On sent que ça monte, c’est comme un arbre qui pousse par les racines. »

Au-delà des différentes interprétations de cette œuvre d’art, il est important de noter qu’il ne s’agit pas d’un monument aux morts, mais bien d’un hommage à la Résistance tout entière, célébrant la liberté et l’espoir.

Une œuvre de transmission pour les génération futures

Le 2 septembre 1973, le Monument national à la Résistance est inauguré par André Malraux, invité par les rescapés des Glières, en présence d’une foule considérable. Dans un discours dont les accents épiques rappellent celui qu’il avait prononcé pour l’entrée de Jean Moulin au Panthéon, André Malraux magnifie l’épopée des Glières : « Peu importe ce que fut dans la Grèce antique, militairement, le combat des Thermopyles. Mais dans ses trois cents sacrifiés, la Grèce avait retrouvé son âme, et, pendant des siècles, la phrase la plus célèbre fut l’inscription des montagnes retournées à la solitude et qui ressemble à celle-ci : « …Passant, va dire à la cité de Sparte que ceux qui sont tombé ici sont morts selon sa loi » ; « Passant, va dire à la France que ceux qui sont tombés ici sont morts selon son cœur. » »

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